Réseaux sociaux chinois et russes : pourquoi vous devriez y jeter un œil

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La bataille fait rage sur la toile pour se faire connaître ! Et si les réseaux sociaux chinois et russes étaient un terrain de jeu à investir ?

Les premières places des résultats de recherche s’arrachent à coups de web marketing toujours plus pointu, de stratégie inbound au contenu toujours plus chiadé (non, ce n’est pas un gros mot), et de toutes sortes de procédés marketing qui semblent sans cesse plus complexes et perfectionnés.

L’objectif de cette communication digitale reste le même : toucher un maximum d’audience, afin d’atteindre ses objectifs et d’augmenter son chiffre d’affaires (ou, pourquoi pas, sensibiliser le plus de monde possible sur une noble cause ; ne soyons pas bassement matérialistes).

Mais alors, avez-vous songé à exporter votre marketing digital au-delà des frontières et des réseaux sociaux classiques ? Je ne sais pas, au hasard, dans le pays le plus peuplé du monde, et le pays le plus étendu du monde ? Dit comme ça, je trouve que ça semble plutôt une bonne idée.

Et devinez quoi ? Ça peut l’être…


Forces et intérêts marketing des réseaux sociaux chinois et russes

L’intérêt essentiel de développer votre e-réputation sur les réseaux chinois et russes est, vous vous en doutez, le formidable vivier d’internautes qui y surfent. Selon Les Échos, en 2018, 57,7 % de la population chinoise naviguait sur internet. Mais 57 % du pays le plus peuplé de la planète, cela représente la bagatelle de plus de 800 millions de personnes ! Soit, à titre de comparaison, plus que le total des internautes américains et indiens… réunis.

Concernant la Russie, nous sommes tout de même sur un score « honorable » de plus de 110 millions d’internautes en 2016, soit le 6ème rang mondial, talonnant de peu le Japon.

<a href=https://web.wechat.com/ target=_blank rel=noopener>WeChat</a>


Des raisons de se développer sur les réseaux sociaux chinois et russes

Outre l’incroyable marché que ces pays représentent, il y a d’autres raisons, plus fines, de vouloir s’y déployer. Les principaux réseaux sociaux, que nous connaissons vous et moi, type Facebook ou Twitter, y sont en partie censurés, notamment en Chine. Par conséquent, si vous voulez implémenter une politique de social media dans ces pays riches d’opportunités, il va vous falloir utiliser les réseaux locaux !

Sans compter le buzz que déclenche actuellement le réseau social chinois TikTok, pour de bonnes ou de mauvaises raisons.

On notera enfin, dans cette anecdote, la puissance de la diaspora chinoise : suite au débarquement d’un passager asiatique en 2017 par une célèbre compagnie aérienne américaine, un bad buzz terrible a été engendré sur les différents réseaux chinois. Ces messages de plaintes ont reçu un taux d’engagement 40 fois plus élevé que les posts classiques en Chine… Moralité : vous disposez là d’une audience prête à se mobiliser très fortement.

Comme on dit, il vaut mieux l’avoir avec vous que contre vous, et pour ça, pas de miracle : si votre marque est internationale, vous devez investir les réseaux à l’international !

Voici une petite présentation pou vous permettre d’y voir plus clair que la question.


Les réseaux sociaux chinois

Avec plusieurs centaines de millions d’utilisateurs quotidiens, la liste des réseaux sociaux chinois ressemble à un eldorado ! En voici une sélection de 3 beaux exemplaires, bien qu’il en existe moult autres.


WeChat

WeChat est une application mobile lancée en 2011 en Chine, et ouverte à l’international en 2012. Elle est développée par Tencent, le n°2 du web en Chine, et compterait pas moins de 1,06 milliard d’utilisateurs mensuels (j’avais prévenu que le marché était impressionnant !).

Initialement, cette application était très proche d’une messagerie instantanée, ressemblant physiquement à une fenêtre d’échange de SMS. Elle s’est par la suite étendue à toutes sortes d’activité, comme le partage de vidéos et liens, la téléphonie, le paiement en ligne, la géolocalisation des amis proches…

Les marques sont les bienvenues pour y poster leurs actualités et créer leur compte. Elles peuvent y organiser des concours, et partager des QR codes.

<a href=https://www.tiktok.com/ target=_blank rel=noopener>Douyin/TikTok</a>


Sina Weibo

Lancée en 2009, il s’agit d’une plate-forme de type micro blogging, la plus réputée dans le domaine en Chine. Malgré qu’elle ait connu une perte de vitesse à partir de 2014, elle conserve tout de même 446 millions d’utilisateurs mensuels actifs… Belle bête pour un réseau qui tomberait en « désuétude » !

Sina Weibo ressemble à un croisement entre Twitter et Facebook : les messages y sont limités à 140 caractères, on peut interpeller des utilisateurs avec « @ », et utiliser les hashtags pour catégoriser les thèmes. « Physiquement », le site ressemble à FB, et vous pouvez y faire appel à des influenceurs pour promouvoir votre marque ou vos produits.

Par contre, il vaut mieux que votre community manager maîtrise le chinois car, sinon, cela n’aura aucun intérêt sur ce réseau…


Douyin/TikTok

Douyin en Chine, ou TikTok à l’international, a connu une incroyable progression depuis son lancement en 2016. L’application atteindrait 500 millions d’utilisateurs à travers le monde en juillet 2018 ; elle a notablement fait le buzz sur YouTube par exemple, de par son contenu décalé et très efficace auprès des jeunes (serais-je « vieux » pour avoir écrit ça ? Diantre !).

TikTok permet de créer, partager et monter des clips vidéo, où l’utilisateur peut se filmer sur fond de musiques proposées par l’application. Très prisé par les internautes et certaines célébrités, il s’agit d’un excellent support pour se démarquer auprès d’une audience jeune (encore !).

Notons tout de même que TikTok fait l’objet de critiques sulfureuses, avec notamment une tendance à « objétiser » les femmes, parfois bien trop jeunes pour cela…

<a href=https://vk.com target=_blank rel=noopener>Vkontakte</a>


Les réseaux sociaux russes

Nos amis russes ne sont pas en reste ! Voici 2 réseaux incontournables si vous voulez vous développer au pays du froid et de la vodka (et d’autres merveilles moins triviales, tout de même).


Vkontakte

Voilà un réseau d’une belle ancienneté, puisqu’il existe depuis 2006. Disponible en français, il est considéré comme le « Facebook russe », et pour cause : la charte graphique est identique, l’interface très proche, le fonctionnement similaire. La ressemblance se ressent jusqu’au design du logo, qui utilise exactement la même couleur que le réseau de M. Zuckerberg.

Comme je vous le disais, les fondements sont excessivement proches de FB : vous pouvez y publier des photos et actus, liker le contenu de vos amis ou d’autres pages, vous écrire des messages privés, mais aussi regarder des films ou écouter de la musique. En tant que marque, vous pouvez y appliquer une stratégie de content marketing, et y faire de la publicité.

<a href=https://vk.com target=_blank rel=noopener>Vkontakte</a>


Odnoklassniki

Odnoklassniki (ok.ru pour les intimes) remonte lui aussi à 2006. Pour les amateurs, il est assez proche de notre « Copains d’avant » : c’est un site un peu différent du média social traditionnel, qui permet, comme son homologue français, de retrouver d’anciennes connaissances. La moyenne d’âge y est un peu plus élevée, ce qui offre une bonne opportunité de varier ses audiences et ses cibles.

Pour exploiter… (Ctrl+V) Odnoklassniki, vous pouvez créer une page de marque ou un groupe, et y partager jeux et contenus pour développer votre image et votre public.


Les médias sociaux du futur vous attendent !

Enfin, « du futur », difficile de l’affirmer sans risque d’erreur. Néanmoins, ce qui est certain, c’est que ces réseaux sociaux chinois et russes vous offrent de formidables opportunités de développement. L’utilisation d’internet se démocratise de plus en plus dans ces pays, malgré des réticences et coups de frein politiques, qui ne voient pas forcément d’un bon pied la liberté d’expression totale que représente la toile.

Il n’empêche que les chiffres sont là : avec des millions d’utilisateurs mensuels actifs, en progression constante, les marchés digitaux chinois et russes représentent des cibles de choix pour développer votre webmarketing.

Si la langue et les coutumes y sont forcément différentes, les grandes lignes du marketing digital, que vous pratiquez désormais avec une aisance toute naturelle dans notre beau pays fromager (non ?), y sont globalement les mêmes qu’en Europe et aux Etats-Unis. Parler chinois ou russe est évidemment important pour vous y adresser à ces marchés immenses. Excepté Tiktok sur lequel vous pouvez être présent simplement parce que votre produit est particulièrement adapté à sa cible mondiale : les jeunes connectés.


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